Lors des Championnats d’Europe de Judo Junior 2025 à Bratislava, les tribunes sont remplies de visages familiers : anciens champions, entraîneurs et dirigeants du sport. Parmi eux, une présence se distingue : Hiroyuki Akimoto, champion du monde 2010 et PDG de Kimono Fighter, une entreprise qui soutient fièrement cet événement cette année.
Nous avons rencontré Akimoto pour en savoir plus sur son parcours, de judoka de classe mondiale à entrepreneur, et sur les raisons pour lesquelles il a choisi d’investir dans l’avenir du judo, en particulier en Europe.
Q1. Pouvez-vous nous raconter l’histoire de votre entreprise, comment elle a commencé et quelles valeurs la guident aujourd’hui ?
A1. Après avoir terminé ma carrière en judo, je voulais contribuer au monde à travers ce sport. Non seulement par le coaching, mais aussi en trouvant un autre moyen de soutenir la communauté du judo. En utilisant ma propre expérience et mes connaissances, j’ai eu l’idée de développer et de produire des judogi et des gi de jiu-jitsu. Cela m’a conduit à fonder Kimono Fighter.
Q2. Qu’est-ce qui vous a inspiré à soutenir les Championnats d’Europe de Judo Junior en particulier ?
A2. En Slovaquie, j’ai un collègue junior respecté, Ryugo Ide, qui m’a invité à m’impliquer dans le coaching de judo. Grâce à lui, j’ai été introduit à son employeur, le professeur Jozef Tomanek, et comme les Championnats d’Europe Juniors approchaient, cela a naturellement conduit à notre décision de soutenir l’événement.
Q3. Avez-vous des liens avec la Slovaquie en dehors du soutien à l’événement ?
A3. Mon lien le plus fort est avec mon collègue junior, Ryugo Ide. De plus, l’équipe slovaque a visité l’Université de Tsukuba, où nous avons eu la chance de renforcer les échanges internationaux et de nouer des amitiés. Cette expérience a également joué un rôle important.
Q4. Pourquoi pensez-vous qu’il est important d’investir dans les athlètes de niveau junior plutôt que seulement dans les compétitions seniors ou élites ?
A4. L’avenir du judo sera construit par la jeune génération. C’est pourquoi je crois qu’il est essentiel de les soutenir et de transmettre l’esprit et la mentalité du judo des athlètes seniors aux juniors pour l’avenir de notre sport.

Q5. Comment envisagez-vous l’avenir de votre entreprise dans la communauté mondiale du judo ?
A5. Actuellement, notre entreprise est encore petite et nous n’avons pas encore obtenu le label officiel de la IJF. Notre premier objectif est d’atteindre cela dans un avenir proche et de livrer des judogi Kimono Fighter à un maximum de personnes. En particulier, puisque les jeunes athlètes s’entraînent très dur, nous visons à développer et à fournir des judogi durables et abordables pour eux.
Q6. Y a-t-il des projets de collaborations ou de parrainages supplémentaires en Europe ou ailleurs ?
A6. Nous développons actuellement un judogi en collaboration avec le médaillé d’or olympique Keiji Suzuki. À l’avenir, nous prévoyons d’autres collaborations avec d’autres médaillés également. Si l’occasion se présente, nous aimerions continuer à parrainer et à exposer lors de tournois européens, afin d’accroître la reconnaissance de Kimono Fighter en Europe.
Q7. Que pensez-vous de l’organisation et du niveau de judo lors de cet événement ?
A7. Comparé au Japon, j’ai ressenti que de nombreux athlètes ici se battent davantage en contact rapproché et que leurs capacités physiques sont très fortes. Il y a de nombreux aspects que les athlètes japonais peuvent apprendre d’eux. L’organisation du tournoi était fluide et efficace, et je crois que les athlètes ont pu concourir sans stress.