Judo et arts martiaux : Une histoire inspirante de résilience
Vladimer Nutsubidze, arbitre olympique et superviseur des arbitres à la Fédération internationale de judo (IJF), partage son parcours unique dans le monde du judo. Son histoire commence dès son enfance, où il a été immergé dans le sport grâce à son père, qui travaillait dans le département des sports du gouvernement.
Nutsubidze raconte : “J’ai perdu un match de tennis 6:0, 6:0 contre un joueur plus âgé, et ma fierté en a pris un coup. Embarrassé et frustré, j’ai poussé mon adversaire au sol, et le lendemain, j’ai échangé tous mes sports contre le judo. C’est ainsi que tout a commencé.”

Les débuts de Nutsubidze à Tbilisi ont été marqués par des bruises, des leçons et des victoires locales. “Je n’étais jamais sans médaille lors des tournois régionaux ou des compétitions de la jeunesse de l’URSS.”
Cependant, une blessure sérieuse lors d’une compétition a mis fin à sa carrière de compétiteur. “Malheureusement, j’ai subi une grave blessure qui m’a laissé marcher avec une canne pendant deux ans. Bien que cela ait mis fin à ma carrière, cela m’a ouvert une nouvelle porte : l’arbitrage.”
Nutsubidze a trouvé sa vocation grâce à l’encouragement d’Anzor Kibrotsashvili, un arbitre olympique. “Ce n’était pas un choix facile à l’époque. En Géorgie, dans les années 1990, l’arbitrage était un métier dangereux, mais j’ai persévéré et appris.”
Avec plus d’une décennie d’expérience, Nutsubidze définit ce qui fait un grand arbitre : “Une intégrité sans compromis et le courage de voir et d’appeler chaque détail exactement comme il est.”

Récemment nommé superviseur des arbitres à l’IJF, Nutsubidze ressent un profond sentiment de responsabilité. “En tant qu’arbitre, vous êtes responsable de vos propres décisions, mais en tant que superviseur, vous devez veiller à ce que les décisions des arbitres soient justes.”
Il conclut avec un conseil pour les jeunes arbitres : “Si vous considérez l’arbitrage comme votre plus grande réalisation et que vous êtes prêt à vous y consacrer pleinement, alors rien n’est impossible. La persévérance, la discipline et l’amour du judo sont essentiels.”
Image de couverture : IJF / Gabriela Sabau



