Lorsque Loredana Lascău parle de judo, c’est avec la conviction tranquille de quelqu’un qui a vécu ses valeurs chaque jour depuis qu’elle a posé le pied sur le tatami en 1993. En tant que 3ème DAN et Présidente du Judo Club Liberty Oradea, elle a transformé un club historique en une famille soudée où enfants, parents et athlètes grandissent ensemble.
À travers des projets internationaux Erasmus+ et une profonde croyance en l’éducation par le sport, Loredana continue de prouver que le judo construit bien plus que des champions, il construit le caractère, la connexion et la force de se relever après chaque chute. Elle a accepté de partager son parcours, sa philosophie et le cœur de la communauté inspirante de Liberty Oradea.

Le Parcours
Comment votre parcours dans le judo a-t-il commencé et qu’est-ce qui vous a d’abord inspiré à monter sur le tatami ?
Loredana Lascău : J’ai commencé à pratiquer le judo en 1993, après avoir d’abord fait de la natation. Mes parents ont reconnu l’importance du sport comme une partie essentielle de l’éducation et ont soutenu à fond mon frère et moi dans cette direction. Dès le premier moment, je suis tombée amoureuse du judo, il m’a offert le moyen parfait de canaliser mon énergie, de me défier et d’exprimer mon esprit compétitif.
Que signifie personnellement le judo pour vous, au-delà d’un sport ?
LL : Pour moi, le judo est bien plus qu’un sport, c’est un mode de vie, une philosophie qui enseigne le respect, l’équilibre et la résilience. Il a façonné mon caractère, guidé mes choix et m’a connectée à des personnes du monde entier. Grâce au judo, j’ai appris à faire face aux défis avec calme et courage, à grandir à travers la victoire et la défaite, et à rechercher constamment l’harmonie entre force et douceur.
Au fil des ans, comment votre compréhension de votre philosophie sur le judo a-t-elle évolué ?
LL : Au début, le judo consistait à apprendre des techniques, à gagner des compétitions et à me prouver. Avec le temps et l’expérience, ma perspective a évolué, j’ai commencé à voir le judo non seulement comme un sport, mais comme un outil d’éducation et de développement humain. Aujourd’hui, je considère le judo comme un parcours de vie d’amélioration personnelle et de connexion avec les autres. Il s’agit d’aider les gens à découvrir leur propre potentiel, à développer la confiance, l’empathie et la discipline, et à créer un sentiment de communauté où chacun peut grandir ensemble sur et en dehors du tatami.
Quelles valeurs du judo trouvez-vous les plus essentielles à transmettre à vos élèves ?
LL : Les valeurs que je considère les plus essentielles sont le respect, le courage, la persévérance et la modestie. Le judo nous enseigne à respecter nos partenaires, nos enseignants et nous-mêmes. Il nous donne le courage de faire face aux défis, la persévérance de continuer lorsque les choses deviennent difficiles, et la modestie d’apprendre de chaque expérience, que nous gagnions ou perdions. J’insiste également sur le bénéfice mutuel et la croissance personnelle, au cœur de la philosophie de Jigoro Kano, afin que nos élèves comprennent le judo comme un moyen de devenir de meilleures personnes, pas seulement de meilleurs athlètes.
Quelles sont les plus grandes leçons que le judo vous a apprises, sur et en dehors du tatami ?
LL : Le judo m’a appris que chaque chute est une opportunité de se relever plus fort, sur le tatami et dans la vie. Il m’a montré l’importance de la patience, de la discipline et de l’adaptabilité. J’ai appris à écouter, à observer et à trouver l’équilibre même dans les moments de pression. En dehors du tatami, le judo m’a enseigné l’empathie, le travail d’équipe et la joie d’aider les autres à grandir. Ces leçons vont bien au-delà de la compétition, elles façonnent ma manière d’enseigner, de diriger et de vivre chaque jour avec un but et de la gratitude.



“Excellence et Évolution”
Pouvez-vous nous parler de l’histoire du Judo Club Liberty Oradea, comment il a commencé et comment il a évolué au fil des ans ?
LL : Le Judo Club Liberty Oradea a une histoire remarquable qui reflète à la fois l’excellence et l’évolution. Le club a été fondé et est dirigé par M. Marius Vizer, l’actuel Président de la Fédération Internationale de Judo, en 1995. C’était le premier club de judo privé en Roumanie et le seul club roumain à avoir jamais remporté la Coupe de la Ligue des Champions des Clubs Européens (1999), un exploit unique qui a placé Liberty Oradea parmi l’élite du judo européen. Aujourd’hui, le Judo Club Liberty Oradea allie tradition et innovation, nous préparons des athlètes pour la performance mais ouvrons également le tatami aux enfants, adultes, familles et écoles. Ce n’est pas seulement un lieu d’entraînement, mais un espace d’apprentissage, de croissance et d’appartenance, où le véritable esprit du judo, le bien-être et le bénéfice mutuels, continue de prospérer. Le Judo Club Liberty Oradea représente toute une communauté, nos judokas présents et passés, leurs familles, nos amis et partenaires, et l’équipe dévouée derrière chaque réussite : Loredana Lascău, Alina Borza, Bianca Gavrea, Amado Lazea et Florin Daniel Lascău.
Quelle est la mission ou le principe directeur du club ?
LL : Notre mission au Judo Club Liberty Oradea est d’utiliser le judo comme un outil éducatif tout au long de la vie qui construit des êtres humains forts, équilibrés et bienveillants. Nous visons à créer un environnement où chacun, des enfants aux adultes, peut apprendre, grandir et trouver de la joie dans le mouvement et la discipline. Notre principe directeur suit la philosophie de Jigoro Kano de “Seiryoku Zenyo” (utilisation maximale et efficace de l’énergie) et “Jita Kyoei” (bien-être et bénéfice mutuels). Nous croyons que le succès ne se mesure pas seulement par des médailles, mais par la transformation positive du caractère, de la confiance et de l’esprit communautaire.
Comment décririez-vous l’atmosphère et la communauté de votre club ?
LL : L’atmosphère à Liberty Oradea est faite de respect, d’énergie et de connexion. Nous aimons dire que notre club ressemble à une famille, un endroit où chacun, quel que soit son âge ou son niveau, est accueilli et valorisé.
Sur le tatami, on peut voir des enfants s’entraîner à côté de parents, des débutants apprendre des judokas expérimentés, et des athlètes se soutenir dans chaque défi. Il y a des rires, des efforts et des encouragements, le tout mélangé dans un rythme positif d’apprentissage et de croissance. Notre communauté est bâtie sur la confiance et l’amitié. Nous célébrons chaque petite réussite, aidons chacun à se relever après chaque chute, et partageons la conviction que le judo est une question de devenir meilleur ensemble. Cet esprit d’unité fait de Liberty plus qu’un club, c’est un foyer pour tous ceux qui aiment le judo.

Quels sont certains de vos moments ou réalisations les plus fiers en tant que présidente du club ?
LL : Il y a de nombreux moments qui nous rendent fiers, mais ce qui se démarque le plus, c’est la croissance du Judo Club Liberty Oradea en seulement quelques années. Nous avons maintenant plus de 150 judokas qui s’entraînent avec nous chaque année, et nos athlètes ont obtenu des résultats remarquables, classés No. 1 en Roumanie au niveau U15 et No. 4 au niveau U16, un témoignage de leur dévouement et du travail acharné de nos entraîneurs. Nous sommes très fiers de l’implication et de l’enthousiasme des parents qui amènent leurs enfants à notre club dès l’âge de 3-4 ans.
Un de nos moments les plus fiers est de voir nos jeunes athlètes participer à des examens de ceinture, où ils travaillent dur pour obtenir leur prochaine ceinture. Nous espérons en voir beaucoup d’entre eux un jour obtenir leur ceinture noire et, surtout, grandir en individus accomplis et épanouis, peu importe le chemin qu’ils choisissent dans la vie. Nous sommes fiers d’avoir construit une forte dimension éducative et internationale, étant activement impliqués dans sept projets Erasmus+ Sport qui promeuvent le judo comme un outil d’apprentissage, d’inclusion et de développement communautaire à travers l’Europe. Rien de tout cela ne serait possible sans notre équipe incroyable d’entraîneurs, de parents soutenants et d’amis fidèles qui croient en notre mission et se tiennent à nos côtés à chaque étape. Ensemble, nous avons transformé Liberty Oradea en plus qu’un club sportif, nous avons créé un exemple vivant de ce que Jita Kyoei, le bien-être et le bénéfice mutuels, signifie vraiment.
Quels défis rencontrez-vous en dirigeant un club de judo aujourd’hui, et comment les surmontez-vous ?
LL : Diriger un club de judo aujourd’hui comporte de nombreux défis, de la durabilité financière et de l’accès à des installations adéquates, à la motivation des jeunes dans un monde en rapide évolution où le sport doit rivaliser avec les distractions numériques. L’un des plus grands défis est de maintenir un équilibre entre performance et participation, en soutenant les athlètes compétitifs tout en gardant le judo ouvert et agréable pour les débutants, les familles et les adultes qui s’entraînent pour la santé et la croissance personnelle. Nous surmontons ces défis grâce au travail d’équipe, à la créativité et à l’implication de la communauté. Notre force réside dans notre personnel, les entraîneurs qui consacrent leur temps et leur passion, les parents qui bénévolent et soutiennent chaque événement, et les partenaires qui croient en notre vision. Grâce à des collaborations européennes, des projets éducatifs et une mission claire, nous continuons à nous adapter, innover et croître, prouvant que le judo, lorsqu’il est dirigé avec cœur et but, peut rester une force puissante pour le bien dans la société moderne.

Famille et Judo
Le judo est profondément lié à votre vie de famille également. Comment votre famille partage-t-elle cette passion ?
LL : Le judo fait vraiment partie de notre ADN familial. Mon mari et moi avons tous deux consacré nos vies à ce sport, et nos enfants ont grandi entourés de tatami, de tournois et de l’esprit du judo. Nous ne pratiquons pas seulement le judo, nous le vivons chaque jour, à travers notre travail, nos conversations et la manière dont nous faisons face aux défis ensemble. C’est un langage partagé de respect, d’effort et de joie qui nous unit et donne un sens à ce que nous faisons en tant que famille.
Comment équilibrez-vous vos rôles de leader, d’entraîneur et de membre de la famille ?
LL : L’équilibre n’est jamais facile, mais le judo m’a appris à m’adapter et à rester centrée. J’essaie d’aborder chaque rôle avec présence et gratitude, lorsque je suis sur le tatami, je donne toute mon attention à mes élèves ; lorsque je suis à la maison, je me concentre sur le fait d’être mère et partenaire. Ma famille comprend et soutient ma mission, et nous trouvons l’équilibre en partageant du temps, des expériences et même des défis ensemble. D’une certaine manière, le judo m’aide à intégrer, et non à séparer, mes rôles, tout ce que je fais est guidé par le même but : aider moi-même et les autres à grandir.
Quelles valeurs du judo voyez-vous également reflétées dans votre vie de famille ?
LL : Nous sommes tous les quatre des individus forts, chacun avec ses propres opinions et façons de voir le monde. Nous pensons souvent différemment, mais le judo nous a appris à écouter, à raisonner et à chercher la compréhension. Avec les bons exemples et arguments, nous changeons parfois nos perspectives et trouvons un chemin commun, construit sur le respect et un but partagé. Nous enseignons à nos deux enfants que le succès vient de l’effort, que les erreurs sont des opportunités d’apprentissage, et que la gentillesse et la modestie sont des formes de force. À la maison, tout comme dans le dojo, nous pratiquons la patience, l’empathie et le travail d’équipe, apprenant à nous relever les uns les autres, même lorsque le chemin est difficile.
Pensez-vous que grandir dans une « famille de judo » change la façon dont les enfants voient la discipline, le respect et la persévérance ?
LL : Absolument. Grandir dans une famille de judo façonne les enfants de manière unique. Ils apprennent tôt que la discipline n’est pas une punition mais un chemin vers la liberté, que le respect est quelque chose que l’on donne avant de recevoir, et que la persévérance construit le caractère plus que le talent. Ils voient à la fois l’effort et la beauté derrière chaque réalisation. Je crois que cet environnement les aide à développer une boussole intérieure forte, qui les guidera non seulement dans le sport, mais tout au long de leur vie.

Projets Erasmus+ et Coopération Internationale
Votre club a été très actif dans les projets Erasmus+. Pourriez-vous nous parler de certaines des initiatives clés auxquelles vous avez participé ?
LL : Les projets Erasmus+ sont une partie essentielle de la stratégie de développement de notre club et de notre mission éducative. Ils nous permettent de connecter le sport, l’éducation et l’inclusion sociale tout en promouvant les valeurs du judo à travers l’Europe. Au cours des dernières années, le Judo Club Liberty Oradea a été fier de participer à plusieurs initiatives internationales : Movi-Mente, EDJCO (Éducation et Coaching de Judo), Wonder M. Arts, Judo dans les Écoles, Jita Kyoei 2, et JOY, Judo Intergénérationnel, avec Judo4CO qui commencera bientôt. Chaque projet a un objectif distinct, allant du mouvement et de la santé mentale à la créativité, la formation des entraîneurs et l’apprentissage intergénérationnel, mais tous partagent un objectif commun : utiliser le judo comme un outil de croissance personnelle, de bien-être et de connexion communautaire. Grâce à ces collaborations, nous avons établi des partenariats solides avec des clubs, des écoles et des universités à travers l’Europe. Elles apportent de nouvelles connaissances et opportunités à nos entraîneurs, élèves et familles, et renforcent notre conviction que le judo peut éduquer, unir et inspirer bien au-delà du tatami.
Comment le Judo Club Liberty Oradea a-t-il d’abord été impliqué dans les programmes Erasmus+ ?
LL : Notre implication dans Erasmus+ a commencé avec une forte conviction que le judo est plus qu’un sport, c’est un outil éducatif capable de connecter les gens et de créer un changement positif. Après avoir pris la direction du club en 2019, nous voulions nous étendre au-delà de l’entraînement et de la compétition, pour ouvrir de nouvelles opportunités d’apprentissage, d’inclusion et de collaboration internationale. Nous avons commencé par rejoindre des projets qui partageaient notre philosophie, tels que Movi-Mente, EDJCO, Judo dans les Écoles et Jita Kyoei 2, qui promouvaient l’éducation par le sport et le développement communautaire. Ces premières expériences nous ont aidés à comprendre le pouvoir de la coopération européenne, comment le partage d’idées, de méthodes d’enseignement et de bonnes pratiques peut enrichir non seulement notre club mais aussi notre communauté locale. Depuis lors, Liberty Oradea est devenu un partenaire actif et de confiance dans sept projets Erasmus+ Sport, et ce parcours continue de nous inspirer à innover, à nous connecter et à contribuer à la grande famille du judo en Europe.
Quels sont, selon vous, les principaux objectifs ou bénéfices de ces projets internationaux, pour les jeunes athlètes, les entraîneurs et la communauté du judo en général ?
LL : L’objectif principal de ces projets est de créer des opportunités d’apprentissage par le judo qui vont au-delà du sport lui-même. Erasmus+ nous permet de connecter des athlètes, des entraîneurs et des communautés de différents pays, aidant chacun à grandir à travers des expériences partagées, des valeurs et de l’innovation. Pour les jeunes athlètes, ces projets ouvrent leurs yeux sur le monde, ils découvrent de nouvelles cultures, se font des amis internationaux et apprennent que le judo est un langage universel de respect et de courage. Pour les entraîneurs, cela offre un développement professionnel, une exposition à des méthodes d’enseignement diverses, et une meilleure compréhension de la manière dont le judo peut être utilisé comme outil éducatif et social. Et pour la communauté du judo en général, ces collaborations renforcent l’unité, inspirent la créativité et nous rappellent que nous travaillons tous vers le même objectif : utiliser le judo pour construire une société plus saine, plus respectueuse et plus connectée. Les projets Erasmus+ incarnent véritablement Jita Kyoei, le bien-être et le bénéfice mutuels, en action. Ils montrent comment la coopération, et non la compétition, peut conduire à un impact durable et à une croissance partagée à travers les générations et les frontières.


Pouvez-vous partager une expérience mémorable ou une histoire de succès provenant de l’un de ces projets ?
LL : L’une des expériences les plus touchantes est venue du projet JOY, Judo Intergénérationnel. Lors d’une session familiale, nous avons vu des parents et des enfants s’entraîner ensemble pour la première fois, riant, s’aidant les uns les autres et découvrant le judo comme une expérience partagée plutôt qu’un sport pour une seule génération. Beaucoup d’entre eux nous ont dit par la suite que cela avait changé leur relation à la maison : plus de patience, plus de compréhension, plus de travail d’équipe.
Comment de telles collaborations renforcent-elles à la fois le développement local et la solidarité européenne par le sport ?
LL : Ces collaborations montrent que le sport, et surtout le judo, peut être un puissant connecteur entre les gens, les cultures et les générations. Au niveau local, elles apportent de nouvelles idées, de la motivation et des opportunités à notre communauté. Les entraîneurs acquièrent des connaissances, les jeunes athlètes découvrent de nouveaux horizons, et les familles deviennent partie prenante de quelque chose qui dépasse largement les murs du dojo. Au niveau européen, ces projets bâtissent un fort sentiment de solidarité et de but commun. En travaillant ensemble, nous apprenons à apprécier nos différences, à nous faire confiance et à soutenir la croissance des uns et des autres. Chaque échange, chaque atelier, chaque entraînement commun nous rappelle que nous faisons partie de la même famille, unie par des valeurs telles que le respect, l’inclusion et la coopération. Grâce à Erasmus+ et au judo, nous contribuons non seulement à former de meilleurs athlètes, mais aussi à façonner une Europe plus connectée et compatissante, où le bien-être et le bénéfice mutuels sont vécus, pas seulement enseignés.
À votre avis, pourquoi Erasmus+ est-il si important pour les clubs petits et moyens comme le vôtre ?
LL : Pour les clubs petits et moyens, Erasmus+ est une fenêtre sur le monde. Il ouvre des portes qui resteraient autrement fermées, vers la connaissance, la collaboration et l’inspiration. Ces projets nous permettent de croître non seulement par la compétition, mais par l’éducation, la créativité et l’échange. Erasmus+ nous donne accès à des ressources, des réseaux et des expériences qui renforcent notre capacité à avoir un impact réel au niveau local. Cela nous aide à former de meilleurs entraîneurs, à motiver les jeunes athlètes et à développer des programmes qui répondent aux besoins sociaux et éducatifs d’aujourd’hui. Pour un club comme Liberty Oradea, cela signifie faire partie de quelque chose de beaucoup plus grand, un mouvement européen qui valorise l’inclusion, le bien-être et l’apprentissage tout au long de la vie par le sport. Cela nous rappelle qu’un petit club peut avoir une grande voix et jouer un rôle significatif dans la façon dont le sport et l’éducation évoluent à l’avenir.
Vision d’Avenir
Quels sont vos objectifs pour les prochaines années, pour vous-même et pour le Judo Club Liberty Oradea ?
LL : Dans les années à venir, notre objectif est de continuer à bâtir une communauté de judo forte, moderne et inclusive, qui éduque, inspire et connecte des personnes de tous âges. Pour le Judo Club Liberty Oradea, je rêve de créer un grand dojo lumineux qui reflète l’esprit de notre club, ouvert, accueillant et plein de vie. Un espace où enfants, parents et adultes peuvent grandir ensemble, et où le judo devient une partie intégrante du pouls culturel et éducatif de notre ville. Nous visons également à élargir nos programmes éducatifs et nos collaborations internationales, pour continuer à apporter de nouvelles idées et expériences à nos athlètes et entraîneurs. Personnellement, je souhaite continuer à apprendre, enseigner et montrer l’exemple, prouvant que le judo ne concerne pas seulement les médailles, mais la construction d’esprits forts, de cœurs bienveillants et d’esprits résilients. Chaque projet, chaque partenariat et chaque séance d’entraînement nous rapproche un peu plus de cette vision : une communauté où le pouvoir du judo rencontre véritablement le pouvoir de l’humanité.
Enfin, quel message aimeriez-vous partager avec les jeunes judokas qui commencent leur parcours ?
LL : Soyez patients, humbles et ne renoncez jamais. Chaque chute est une leçon. Le judo ne consiste pas seulement à combattre les autres, c’est aussi découvrir qui vous êtes. Respectez le tatami, votre sensei, votre adversaire, et surtout, respectez votre propre parcours.



