Le rideau est tombé sur les Championnats du Monde Juniors 2025 à Lima, au Pérou ; quatre jours inoubliables qui ont mis en lumière l’avenir du judo mondial dans toute sa splendeur. L’événement s’est terminé par la compétition par équipes mixtes, une finale parfaite qui a une fois de plus capturé l’essence de l’unité, de l’esprit et de la détermination, des valeurs qui définissent ce sport. L’Europe a remporté deux des quatre places sur le podium disponibles.

France vs Japon
La finale pour la médaille d’or entre la France et le Japon a offert tout ce que l’on peut attendre d’une finale de championnat du monde : tension, intensité et moments de brillance. Le premier combat entre Dayyan Boulemtafes et Ryusei Arakawa a été âprement disputé et s’est prolongé en golden score. Les deux judokas ont montré une détermination remarquable, mais c’est Boulemtafes qui a brisé l’égalité avec un o-uchi-gari parfaitement chronométré, contournant bas et attrapant Arakawa sur le côté pour un waza-ari. La France a pris l’avantage, 1–0.
Ensuite, Teophila Darbes-Takam a affronté Rin Maeda. La judokate japonaise, calme et concentrée, a égalisé en immobilisant son adversaire pour ippon. 1–1. Le troisième combat a vu Rayane Ascofare se mesurer à Haru Shibata dans un affrontement chargé d’énergie. Ascofare semblait dominer les échanges de prise et a imposé le rythme, mais une erreur coûteuse au sol a permis à Shibata de sécuriser une immobilisation pour ippon, inversant la tendance en faveur du Japon. 2–1.

Puis est venu l’affrontement tant attendu entre Célia Cancan, la nouvelle championne du monde, et Hikaru Yamaguchi. Cancan avait l’air confiante et agressive, mais Yamaguchi a profité d’une brève ouverture, contre-attaquant pour waza-ari avant de finir au sol pour ippon. Le Japon a étendu son avance à 3–1.
Dans le dernier combat des poids lourds masculins, Matheo Akiana Mongo a affronté Gai Hatakeyama. Le judoka français a commencé fort, contrôlant les prises et forçant deux pénalités contre son adversaire, mais Hatakeyama a montré de la résilience, marquant un yuko avec ura-nage et prenant le contrôle du combat. Il a ajouté deux autres petites marques, la dernière juste avant la sonnerie, pour conclure le combat et sceller la victoire.

Avec une victoire de 4–1, le Japon a remporté un autre titre mondial par équipes mixtes juniors, démontrant encore une fois leur capacité inégalée à se surpasser dans les moments décisifs. La France, malgré un parcours impressionnant et des moments de brillance, a échoué de peu mais peut être fière de sa performance exceptionnelle.

IJF vs Türkiye
Le premier point est allé à l’équipe IJF, Atmir Slobirov sécurisant un ippon grâce à une forte immobilisation, offrant à son équipe un excellent départ. Quelques instants plus tard, Eva Ognivova a doublé l’avance avec un autre ippon, cette fois contre Ecem Baysug, laissant Türkiye dans une position difficile à 0–2.
Après un combat tendu en golden score durant près de quatre minutes, l’équipe IJF s’est rapprochée de la victoire alors qu’Aleksei Bulgakov a battu Erman Gurgen dans un combat éprouvant qui s’est terminé par une troisième pénalité décisive pour le judoka turc.

Toute espoir restant pour Türkiye s’est évaporé lorsque Sinem Oruc a été prise dans un verrou de bras par Kristina Konovalova, concédant le dernier point. Avec cette victoire dominante de 4–0, les représentants de l’IJF ont remporté la médaille de bronze.
Maintenant, alors que les lumières des championnats du monde s’éteignent, Lima ne dit pas adieu au judo. Dans quelques jours, l’élite mondiale reviendra pour le premier Grand Prix de Lima.