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Judo et arts martiaux : l’importance des relations humaines

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Lors de l’ouverture du tournoi Gdańsk Get Together 2025 pour sa deuxième édition, l’atmosphère était un mélange de célébration, d’apprentissage et de communauté. Au cœur de l’événement se trouve Adriana Dadci Smolińiec (Ada), responsable du Comité d’Organisation Local, qui a fait preuve de fierté et de calme tout au long du week-end.

En réfléchissant à la façon dont l’expérience de cette année se compare à celle de l’édition inaugurale, Ada a admis qu’elle se sentait plus à l’aise : « Cette année, je me sens plus confortable parce que je fais un peu plus partie de l’équipe de l’EJU. Ensemble, nous pouvons rendre ce tournoi exceptionnel pour la deuxième fois. Peut-être que c’est pour cela que tout le monde me dit que je suis si calme. C’est parce que je me sens intégrée à l’équipe. »

Ce sentiment d’unité semble s’être traduit par une croissance. En 2024, le tournoi a accueilli environ 110 concurrents. Cette année, ce nombre a grimpé à 150 participants, signe d’un intérêt et d’une reconnaissance croissants. Organiser un événement de cette envergure nécessite un immense effort en coulisses. Étonnamment, le noyau organisationnel est remarquablement petit.

« Mon équipe qui a organisé ce tournoi, je vous le dis maintenant, c’est trois personnes : moi, Paweł et Justina. Juste nous trois avons rendu cela possible aujourd’hui. Donc, je suis très fière de nous. »

Le soutien est venu du conseil municipal, qui a fourni la salle de sport, ainsi que de la Fédération Polonaise de Judo et d’un certain nombre de sponsors privés. Pourtant, c’est le dévouement de son équipe réduite qui alimente le succès. L’édition de cette année s’est déroulée dans un lieu différent, passant de la vaste Ergo Arena à une salle de sport plus intime. Pour Ada, chaque choix a son importance :

« L’année dernière, nous étions dans la grande Ergo Arena parce que nous voulions montrer au monde que ce sport est très important. Peut-être qu’à l’avenir, nous y retournerons, voire organiserons un championnat d’Europe, mais ce qui compte le plus, ce ne sont pas les grandes arènes, ce sont les gens. »

Au-delà de l’infrastructure et de la logistique, son attention se porte ailleurs, car pour Ada, le judo adapté ne concerne pas principalement les médailles ou les podiums. « Je regarde toujours les concurrents. La chose la plus importante est que nous enseignons aux entraîneurs comment travailler avec des personnes en situation de handicap. C’est l’objectif pour l’avenir. Ce n’est pas pour nos médailles. C’est pour les concurrents. »

Des plans sont déjà en cours pour des séminaires afin d’aider les entraîneurs polonais à mieux comprendre le judo adapté. Elle voit cela comme une extension naturelle de son travail en tant que coordinatrice au sein de la Fédération Polonaise de Judo. Lorsqu’on lui demande des nouvelles de son propre club et de leurs performances, la réponse d’Ada est pleine d’émotion :

« Je suis toujours fière d’eux, vraiment. Peu importe combien de médailles ils obtiennent. Ils me font des câlins, ils m’embrassent, ils pleurent avec moi aujourd’hui, c’est ce qui compte le plus. Nous sommes toujours ensemble lors de ces occasions. »

Avec la télévision régionale couvrant l’événement et l’Union Européenne de Judo montrant un fort soutien, la sensibilisation au judo adapté continue de croître. « Ce projet doit être poursuivi. Je suis vraiment heureuse que nous ayons une grande équipe de l’EJU ici. Ensemble, en tant qu’organisateurs et entraîneurs à travers l’Europe, nous pouvons porter ce projet à un niveau supérieur. »

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